et l'avenir après l'afpa....
Avenir après l'afpa
Est-ce qu'un formé par l'Afpa afin de réaliser son projet professionnel sort de la boîte afpa avec quelque chose en rapport avec le projet ?
Faisons un constat parmi nos diplômés :
Parmi les stagiaires, des quatre reçus par l'entreprise Sogeti, 3 sûrs sont embauchés. Pas mal pour un début, non ? Cependant quand on détaille, qu'un des trois a un avenir de développeur informatique (jusqu'à devenir chef de projet). Les deux autres vont remplir des missions qui ne concernent pas ce dont ils ont été formés. Ils acceptent parce que ça fait un boulot et donc un revenu tout de suite plus recevable..., même si c'est pour bosser pour une boîte dont les valeurs « ultracapitalistes » ne plaisent pas à ceux-là.
Sogeti a la réputation de se servir de l'Afpa pour récupérer sans grand effort de la main d 'oeuvre disponible. Cela fait écho avec ce que je soulignais dans mon Essai sur l'Afpa : L'afpa sert non moins à former qu'à maintenir en activité et disponibilité latente du capital humain.
Pour ce qui est des stagiaires ayant un poste en développement informatique promis : Nous sommes avec ceux qui étaient déjà considérés comme des développeurs vu qu'ils bossaient déjà au noir dans le domaine, comme pour le futur « chef de projet » de Sogeti. En fait, il n'y a que quatres personnes qui, non formés, termine avec un contrat... .
Précisons quand même le profil de ces quatres personnes :
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Un a un contrat qui fait suite à son stage où il a travaillé avec un logiciel que nous n'avons pas vu durant la formation. En d'autres termes, ce n'est pas la part formatrice de l'Afpa qui pesa là, mais plutôt sa part de réservoir à capital humain. Ensuite, c'est surtout le contact avec l'entreprise, les gens qui la composèrent, qui fit que le stagiaire s'y sentant bien, pu y faire sa place. Un truc qui aurait pu se faire sans l'existence de l'Afpa.
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Deux avec un contrat très bref où l'un des deux avaient déjà une expérience professionnelle de graphiste. L'autre a, a priori, était très bénéficiaire de l'Afpa. Ce jeune homme avait quand même déjà pas mal de bases en informatique.
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Le dernier est celui qui correspond le plus au profil idéal des stagiaires à l'Afpa, du moins si l'on parle plus d'une initiation qu'une formation, en soulignant le fait que ce même stagiaire se voit reprendre un boulot de commercial disponible, et que ce à quoi il se sent formé, c'est surtout grâce, non pas aux formateurs de l'Afpa, mais à un des stagiaires déjà doué dans la spécialité concerné : il est engagé par une entreprise pour être plus concrètement formé.
Si l'Afpa est un lieu de formation en, notamment, développement informatique, et de réalisation d'un projet professionnel, le stagiaire à la fin de sa formation est quelqu'un de potentiellement crédible sur le marché du travail du développement informatique.
Hors le marché du travail est quelque chose de totalement variable faisant peu de cas de ce qui sort comme diplômé.
Ce n'est pas la peine d'aller plus loin pour le constat de l'avenir des diplômés en dehors de la boîte noire. Le discours du début d'année ne correspond absolument pas au résultat de la fin.
Il y a des diplômés, mais sur le marché, les seuls crédibles sont ceux qui l'étaient déjà avant, les quelques autres, c'est parce qu'ils ont eu un bon contact avec l'entreprise où ils étaient stagiaires, les restant, on ne peut que leur souhaiter bon courage.
Mais au fond, tous, plus ou moins bénéficiaires de cette afpa, en défendront plus ou moins son utilité. Toutefois, quasi tous sont d'accords, la qualité de la formation est totalement discutable : inadéquation entre le contenu de formation et ce que demande le marché de l'emploi, incompétence du formateur.
Si déjà sur cela, les diplômés sont quasi tous d'accord, c'est qu'ils ont saisi de s'être fait en partie berné par le discours d'origine, du moins pour la majorité d'entre eux.
Il n'y a pas spécialement de coupables désignés de cette situation. Il n'y a que des individus ayant besoin d'un revenu pour vivre et porteurs de valeurs humanistes créatrices d'illusions, discriminatoires et rémunératrices que sont « l'éducation, l'accompagnement psycho-socio-éducatif, le savoir-être...etc ».

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